Génération Autodestruction

« Quel avenir pour la jeunesse ? » Question souvent posée, dans bien de contextes différents. On peut la voir sous de nombreuses formes.

Un peu vague, générale, comme écrite plus haut, dans des publicités adressées à des parents dont la progéniture se détourne des bancs de l'école pour fumer des splifs ou jouer à la console. Publicités qui promulguerait les bienfait d'un service civique, d'une formation en alternance, ou, pour les parents fortunés, d'une de ces nouvelles écoles de management et de commerce international, hors de prix, et qui assurent, plus qu'un avenir radieux dans la finance, la certitude pour le jeune bourgeois de quitter les vastes plaines de l'herbe verte pour rejoindre les hauteurs de la blanche poudreuse.

Alarmante, terrifiante, soulevant la promesse d'un sombre futur pour un peuple en déclin, dont la jeunesse et de plus en plus corrompue par cet islamo-anarcho-bobo-gauchisme qui tolère et encourage les insultes à la grandeur du peuple FRANCAIS. Qui plus est dénigre la notion de genre et se transforme peu à peu en grosse tapette. Mais cette jeunesse corrompue l'est par la faute du pouvoir qui l'est tout autant, contrôlé par les jui... les banquiers sionistes.

Inquiète, de la part des « grandes personnes », les parents, les employeurs, les retraités qui ne rateraient pour rien au monde le combo Jean-Luc Reichman et Jean-Pierre Pernault entre midi et deux. Les gens normaux qui ont compris que la vie marche quand on a un travail et quand on va voter. Qui s'alarment de voir tous ces jeunes fumer des splifs (comme plus haut), ne pas s'investir dans leurs entreprises, changer de boulots quand ils le souhaitent, préférer partir en voyage plutôt qu'économiser. Mais bon Dieu, comment vont-ils faire pour s'acheter une maison, une voiture, et une TELE ?!!

 

Enfin cette question nous on se la pose, nous les jeuuuunes. Enfin non, pour être exact, chaque être humain se demande à un moment donné « quel avenir pour ma gueule ? ». Beaucoup se la demandent en permanence, d'autres un peu moins, heureux soient-ils. La différence entre les deux questions est de taille. La seconde, plus personnelle, se concentre sur des aspects concrets de la survie dans une société hostile et froide. « Comment vais-je me faire des sous ? » en est une bonne traduction. Une fois que les sous sont là, la question ne pose plus, jusqu'à ce que les sous reviennent à manquer. Mais la première question est plus philosophique, plus politique, « Quel avenir pour la jeunesse ? ».

Alors la réponse et toute trouvée par les alarmants, les réactionnaires qui dressent un affreux portrait de l'avenir si nous les jeunes de FRANCE ne nous ressaisissons pas. L'avenir, c'est le combat pour la défense des valeurs de notre civilisation en péril.

Cette réponse est décriée par les inquiets bien pensants, qui nous mettent en garde contre le péril brun, si méchant et si peu républicain.

Mais nombre d'entre nous sont conscient désormais que les alarmants ne sont que les chiens des bien pensants, effrayants qui nous poussent dans le giron de la République. Quoique, les chiens ont de nombreuses fois dans l'histoire pris le contrôle de leurs maîtres. Dans tous les cas des similitudes frappantes sont visibles entre les discours des uns et des autres. Prime la défense des valeurs morales quelles soient conservatives ou progressistes.

Quand est il alors de nous autres les jeunes qui ne rentrent ni dans le giron de l'un ou de l'autre ? De ce qui ne veulent ni d'une République oligarchique ni d'un régime xénophobe, qui de toutes façons conduisent au même chemin, la soumission. Et bien ces jeunes là qui rêvent de Révolution plus que tout, pacifiques ou décapitateurs comment peuvent-ils s'opposer au système ? Et bien ils ne peuvent pas.

 

Que pourraient ils demander ? La Liberté, ils l'ont, ils peuvent voter, manger et prier ceux qu'ils veulent et dire tout ce qui leurs passe par la tête (en théorie). S'ils ne sont pas satisfaits, qu'ils élisent quelqu'un qui les satisfera. Si personne ne leurs convient, qu'ils proposent mieux... Si ces gens décident de prendre leur Liberté autrement que par les urnes, alors ce sont des fascistes ! Ils imposent par la loi du plus forts alors que tant d'efforts ont été fournis pour construire la sacro-sainte république DEMOCRATIQUE.

Voyez vous le problème ? On ôte le pouvoir de révolte par les mots, aujourd'hui, s'attaquer à la république, c'est s'attaquer à la liberté. Drôle de comble pour les libertaires.

Alors ces jeunes qui sont coincés politiquement par ces constructions linguistiques perfides et qui n'ont ni le courage ni la détermination de s'attaquer au plus grand nombre car ils ont intégré psychologiquement que la Liberté c'est la volonté du plus grand nombre, sont condamnés à errer dans un paradoxe entre une volonté de destruction de la société, et un sentiment de protection naturelle à son égard, inculqué depuis sa tendre enfance.

Ce paradoxe produit, quel qu'en soit le degré de conscience de celui-ci, chez, de nombreux jeunes comme notre ami Théo, un comportement auto-destructeur, qui consiste principalement à se défoncer le crâne pour faire taire ce paradoxe.